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Question orale sur la recrudescence des épidémies de VIH, de tuberculose et d’hépatite C en Europe

29 Juin Question orale sur la recrudescence des épidémies de VIH, de tuberculose et d’hépatite C en Europe

Question orale de Françoise Grossetête, Claudiu Ciprian Tănăsescu, Urszula Krupa, Frédérique Ries, Kateřina Konečná, Martin Häusling, Piernicola Pedicini, Mireille D’Ornano, au nom de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, sur la recrudescence des épidémies de VIH, de tuberculose et d’hépatite C en Europe :

En 2015, près de 30 000 nouveaux cas d’infections par le VIH ont été signalés par les 31 pays de l’Union européenne et de l’Espace économique européen. Selon les estimations, dans la région de l’Europe, 120 000 personnes ont contracté une tuberculose multirésistante. L’hépatite virale (hépatite C) est, quant à elle, l’une des plus graves menaces de santé publique à l’échelle mondiale.

Pour ces raisons, il est nécessaire que ces infections fassent toutes les trois l’objet de programmes à long terme et continus, ciblant des groupes qui se recoupent souvent, et la coordination des services de prévention pourrait permettre de créer des synergies tout en réalisant des économies. Le plan d’action de l’Union européenne contre le VIH/sida existant s’est terminé à la fin de 2016. Le plan d’action-cadre de lutte contre la tuberculose dans l’Union européenne, élaboré par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, date de 2008 et doit être actualisé de toute urgence. Il n’existe pour l’heure encore aucun plan global contre l’hépatite C à l’échelle de l’Union. Lors de la réunion informelle des ministres de la santé de l’Union, qui a eu lieu le 4 octobre 2016 à Bratislava, les États membres ont convenu d’encourager la mise en place d’un cadre politique intégré de l’Union sur le VIH/sida, la tuberculose et l’hépatite C, en tenant compte de la nature spécifique des épidémies dans l’Union et son voisinage, afin d’apporter une réponse politique plus ferme aux maladies. Dans sa communication intitulée «Prochaines étapes pour un avenir européen durable»(1), la Commission a mis en avant son engagement à éradiquer le VIH/sida et la tuberculose ainsi qu’à juguler l’épidémie d’hépatite d’ici à 2030. Dans ce contexte:

– Comment la Commission envisage-t-elle d’agir concrètement pour donner suite aux engagements énoncés dans la communication susmentionnée qui correspondent à l’objectif de développement durable nº 3, à savoir «Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge»?

– Comment la Commission entend-elle réagir à l’accord convenu entre les ministres de la santé de l’Union européenne à Bratislava le 4 octobre, qui concerne la nécessité de mettre en place un cadre politique sur le VIH/sida, la tuberculose et l’hépatite C?

– Comment la Commission prévoit-elle de compléter les financements destinés à la lutte contre la tuberculose dans les pays en développement de l’Union européenne, sous forme d’aide financière versée aux États membres destinée à subventionner en partie les coûts prohibitifs des traitements contre la tuberculose?

(1) COM(2016)0739.

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.